8ème édition du Festival de films Pêcheurs du Monde

Regards croisés des gens de mer et des cinéastes

Durant 7 jours, dans 7 communes (Lorient, Lanester, Larmor-Plage, Ploemeur, Quéven, Riantec et Vannes), 11 lieux, une cinquantaine de films ont été diffusés; des inédits, des films traduits, des premiers films et des avants premières.
Des côtes de Bretagne à la Malaisie, de l’Inde au Chili, la programmation 2016 a sillonné dans de nombreux pays et s’est révélée d’un très bon niveau cinématographique. Deux grandes lignes de force se sont dégagées des films sélectionnés: l’humain confronté aux enjeux de son environnement maritime et le regard sensible porté sur la vie des gens de mer.
L’évènement ciné- choc qui a marqué cette 8e édition a été la projection du film Océans, la voix des invisibles de la réalisatrice de Saint-Malo, Mathilde Jounot. La salle du Cinéville était comble, le débat passionné.
Une nouvelle fois, le Festival a tenu toutes ses promesses; accueillant plus de 2500 spectateurs et plus de 250 lycéens. Cette 8e édition a été une réussite tant pour le nombre de spectateurs que pour la qualité reconnue des films programmés.
Mais au-delà de ces bilans, la place du Festival pour le Pays de Lorient et le Morbihan se mesure aussi par rapport au type d’évènement qu’il représente. En effet, le Festival de Films Pêcheurs du Monde est un évènement cinématographique inédit qui est un marqueur pour le Pays de Lorient. Il s’inscrit dans sa vocation maritime tant du point de vue culturelle qu’économique. Il est un lien avec le monde et plus spécialement avec les peuples des Océans. Il est aussi un lieu de forum scientifique et citoyen par les rencontres et les débats qu’il suscite. La mise en connexion de marins, de chercheurs, de réalisateurs avec le public lui confère un rayonnement et un impact de plus en plus reconnu au plan international, comme en témoigne la présence de représentants de la FAO et de Slow Fish. Il reste également un pôle référent pour les films traitant de la pêche et aujourd’hui, des projets d’escale au-delà de nos frontières se profilent.
Le Festival de Films Pêcheurs du Monde est devenu le Festival de cinéma de Lorient et contribue à sa notoriété au plan international, en particulier auprès du monde des travailleurs et des peuples de la mer.

PALMARÈS

GALERIE PHOTOS

QUELQUES ECHOS

« Qu’est ce que j’aurais aimé pouvoir me libérer afin de pouvoir participer à votre magnifique événement. Dès que j’explique le concept de votre festival, tout le monde autour de moi pense que c’est une idée brillante de consacrer un festival aux pêcheurs. Alors merci du fond du coeur à toute l’équipe d’avoir programmé le film et quel honneur d’avoir gagné un prix. Et de savoir qu’il est doté est une surprise absolue, quel geste généreux pour la jeune création qui essaie de faire les choses un peu différemment dont j’espère faire partie. » Côme Ledésert (réalisateur)
« C’est avec un peu d’appréhension que je me suis jointe aux autres membres du jury tant leurs parcours m’impressionnaient. Après 4 jours à leurs côtés, je suis heureuse d’avoir eu cette opportunité. La diversité et la richesse de la programmation de haut niveau ont motivé des échanges d’une grande valeur. Ces discussions auront incontestablement favorisé ma compréhension du monde maritime et de ses enjeux. Le souhait des organisateurs de jouer la carte de la complémentarité a indiscutablement fonctionné. Encore bravo ! Cette intention a été couronnée d’une relation conviviale qui m’a beaucoup touchée. Je dois avouer que ces très belles rencontres resteront des souvenirs inoubliables. » Emmanuelle Bertin, jury professionnels 2016
« Merci de faire ça, de rassembler de focaliser cette énergie pour faire de quelques bulles d’espoir (et de désespoirs….) une belle émulsion. Merci pour ces rencontres, et de nous avoir permis de causer entre quelques uns et avec beaucoup d’autres de ce qui nous meut… »

Olivier Hébert, jury professionnels 2016

Le palmarès 2016 traduit la profondeur et la diversité des sujets évoqués autant par des courts et des longs métrages, des documentaires comme des fictions. Ils touchent à l‘homme et à l’humanité en même temps qu’à la planète.

Mention Spéciale du Jury jeune : « Papé » de Nicolas Polixene pour son film poétique sur un vieux pêcheur attaché aux traditions.

Le réalisateur Benjamin Huguet était présent pour recevoir la Mention Spéciale du Jury des professionnels pour son film « L’archipel » consacré à la pêche à la baleine sur les îles Féröé.

Le prix Chandrika Charma, en mémoire de la secrétaire exécutive d’ICSF, défenseur des droits des pêcheurs, a été attribué par les deux Jurys au superbe « Taklub » du chef de file du cinéma philippin Brllante Mendoza.

Le Prix Jury Jeunes, catégorie court-métrage a été attribué à Anaïs Le Berre et Lucille Pin pour  leur film « La route du bout du monde », regard d’un jeune photographe sur la pêche.

Le Prix du Festival, catégorie court-métrage a été attribué par le Jury Professionnels à Côme Ledésert pour  « Persisting dreams » sur les pêcheurs de Lampedusa, comme sentinelles d’un monde en crise.

Le Prix Jury Jeune, catégorie long-métrage a été attribué à Farida Pacha pour son magnifique film « My Name is Salt » et la récolte du sel par des familles indiennes.

Le Prix du Festival catégorie long-métrage Jury des professionnels a été attribué à Idilgo Zonga Plajas pour « Dialogues de Marais »,film intimiste sur les pêcheurs du Delta du Danube.