Du 22 au 29 mars 2020

Si la 12e édition du Festival de films Pêcheurs du Monde avait eu lieu…

Du 22 mars au 29 mars, la 12e édition du Festival de films Pêcheurs du monde revisite l’image des gens de mer. Loin des discours dominants, le Festival propose une sélection de plus de 50 films, des expositions, des animations, un BD concert pour découvrir un peu plus la vie des femmes et des hommes de la mer dans une vingtaine de pays: Canada, Chili, Pérou, Brésil, Togo, Sénégal, Irlance, Indonésie…
C’est aussi un temps de partages et d’échanges sur les enjeux d’aujourd’hui avec les réalisateurs et les professionnels de la mer.

 

Édito de Jacques Chérel, Président du Festival Pêcheurs du monde

Il y a urgence à sauver le pêcheur pour sauver le monde

La mer tremble et le pêcheur s’interroge. Face aux continents de plastiques, aux portes conteneurs, aux épaves bourrées de munition, aux rivières chargées de pollution, aux littoraux bétonnés, aux exploitations pétrolières et minières, aux migrants à la dérive, aux zones marines protégées exclusives, aux bateaux usines illégaux, aux agressions de chalutiers, à l’accaparement et aux frontières des mers et autre Brexit…quelle est la place pour le pêcheur ? L’inquiétude se dit dans les ports : « Comment mieux se faire connaître des consommateurs ? Ils semblent ignorer notre système de production, ne plus comprendre nos métiers ?” Mais ces menaces qui pèsent sur l’existence du pêcheur, ne concernent-elles pas tous les habitants de la Planète ?
Cette 12e édition du Festival invite à revisiter l’image qu’ont aujourd’hui es gens de mer. Pour cela, 50 films, souvent inédits en France, nous disent leurs réactions et leurs résistances à Kiribati, au Sénégal et au Togo, en Sibérie, en Bretagne, au Québec, en Irlande, Sicile, Thaïlande, Guyane… Des jeunes réalisateurs traduisent leur émotion devant ces hommes aux mains salées, pas comme les autres. Leur fascination fait écho à celle de cinéastes reconnus comme Luchino Visconti. Tous donnent la parole à ces absents des grandes réunions officielles sur le devenir des océans et, avec eux, nous affrontons les mêmes menaces sur les écrans pour mieux les appréhender, c’est la magie du cinéma.
L
e cru 2020 montre, avec des langages cinématographiques variés, l’émergence d’un temps de transition, celui des nouveaux pêcheurs et des nouveaux citoyens-consommateurs. Le message des films est clair : chacun est redevable de l’avenir des océans, car la qualité de la biodiversité marine découle des activités terrestres : Terre et Mer sont liées. Un constat s’impose, par leur culture, leur savoir, leur histoire, les pêcheurs sont le cœur de la maritimité, qui ne saurait avoir de sens sans eux.
Événement incontournable du Pays de Lorient, le Festival étend son empreinte à de nouvelles escales, Guidel, Pont Scorff. Il s’adresse aux collégiens, lycéens et étudiants par des propositions créatives d’éducation à l’image et à la mer, et aux lycées maritimes par des rencontres. Sa programmation contribue à la poursuite de l’aventure de l’homme et de la mer. Oui, il est urgent de sauver le « pêcheur du monde »!
Du 22 au 29 mars 2020

Si la 12e édition du Festival de films Pêcheurs du Monde avait eu lieu…

Du 22 mars au 29 mars, la 12e édition du Festival de films Pêcheurs du monde revisite l’image des gens de mer. Loin des discours dominants, le Festival propose une sélection de plus de 50 films, des expositions, des animations, un BD concert pour découvrir un peu plus la vie des femmes et des hommes de la mer dans une vingtaine de pays: Canada, Chili, Pérou, Brésil, Togo, Sénégal, Irlance, Indonésie…
C’est aussi un temps de partages et d’échanges sur les enjeux d’aujourd’hui avec les réalisateurs et les professionnels de la mer.

 

Édito de Jacques Chérel, Président du Festival Pêcheurs du monde

Il y a urgence à sauver le pêcheur pour sauver le monde

La mer tremble et le pêcheur s’interroge. Face aux continents de plastiques, aux portes conteneurs, aux épaves bourrées de munition, aux rivières chargées de pollution, aux littoraux bétonnés, aux exploitations pétrolières et minières, aux migrants à la dérive, aux zones marines protégées exclusives, aux bateaux usines illégaux, aux agressions de chalutiers, à l’accaparement et aux frontières des mers et autre Brexit…quelle est la place pour le pêcheur ? L’inquiétude se dit dans les ports : « Comment mieux se faire connaître des consommateurs ? Ils semblent ignorer notre système de production, ne plus comprendre nos métiers ?” Mais ces menaces qui pèsent sur l’existence du pêcheur, ne concernent-elles pas tous les habitants de la Planète ?
Cette 12e édition du Festival invite à revisiter l’image qu’ont aujourd’hui es gens de mer. Pour cela, 50 films, souvent inédits en France, nous disent leurs réactions et leurs résistances à Kiribati, au Sénégal et au Togo, en Sibérie, en Bretagne, au Québec, en Irlande, Sicile, Thaïlande, Guyane… Des jeunes réalisateurs traduisent leur émotion devant ces hommes aux mains salées, pas comme les autres. Leur fascination fait écho à celle de cinéastes reconnus comme Luchino Visconti. Tous donnent la parole à ces absents des grandes réunions officielles sur le devenir des océans et, avec eux, nous affrontons les mêmes menaces sur les écrans pour mieux les appréhender, c’est la magie du cinéma.
L
e cru 2020 montre, avec des langages cinématographiques variés, l’émergence d’un temps de transition, celui des nouveaux pêcheurs et des nouveaux citoyens-consommateurs. Le message des films est clair : chacun est redevable de l’avenir des océans, car la qualité de la biodiversité marine découle des activités terrestres : Terre et Mer sont liées. Un constat s’impose, par leur culture, leur savoir, leur histoire, les pêcheurs sont le cœur de la maritimité, qui ne saurait avoir de sens sans eux.
Événement incontournable du Pays de Lorient, le Festival étend son empreinte à de nouvelles escales, Guidel, Pont Scorff. Il s’adresse aux collégiens, lycéens et étudiants par des propositions créatives d’éducation à l’image et à la mer, et aux lycées maritimes par des rencontres. Sa programmation contribue à la poursuite de l’aventure de l’homme et de la mer. Oui, il est urgent de sauver le « pêcheur du monde »!